Toi,
L’homme que je vois
Dans mes rêves à moi.
Élégant, si horriblement beau,
Tu me berces et ta façon de vivre
Me nourrit d’un doux fardeau.
Pourquoi es-tu passé,
Pourquoi ne pas s’arrêter,
Pourquoi ? Pour m’éloigner,
Ou pour me laisser espérer ?
Puisque je suis vivante et amoureuse,
Ton corps si émoussé,
Élégance éphémère,
« A la tienne Etienne ».
Coup de vent,
Parole aphone.
Je me penche te regardant,
Mais la fatalité te sonne.
Ne l’approche pas !
Ne la frôle pas !
Tu ne peux pas vivre avec cette démence là !
Vois-tu son sourire ?
Vois-tu ce qu’elle respire ?
Cette voix monotone,
Dont Etienne s’étonne.
Lui que personne n’intrigue,
Emplit de poésie et de prodigue.
Il prit son vélo,
S’envola, quel bel oiseau !
L’oiseau bleu de mes rêves.
L’homme que je vois,
Dans mon cœur à moi.
Les nuages couraient,
Il les effleurait.
Mollets musclés, mais que rêver ?
Abrutie sois-tu, âme vêtue,
D’un cuir luisant de diamants.
Rejaillissant du plus profond de ses entrailles
Sa joie de vivre et sa jouissance d’émail.
D’un poison mortel,
Vient l’amour baigné à l’irréel.
Je suis triste car je dois rester neutre,
Triste car je ne peux te le dire en face,
Triste et mélancolique.
Les yeux dans le vague,
Les yeux sur l’écran.
À taper sur le clavier,
Mes sentiments souffrant de se dissimuler.
J’ai mal au cœur,
J’ai mal au ventre.
Est-ce l’appréhension ou la déchéance ?
Je suis triste et amoureuse.
Amoureusement triste.
Amoureusement souffrante,
Vivante et amoureuse.
Amoureuse d’une énergie qui ne fait que de bouger.
Telle une âme rafistolée je me pris à imaginer,
Un océan de vie et d‘ennui.
Est-ce fini ?
Impossible, puisque tu es là.
Alors je prie pour ne pas succomber,
De mon cœur essoufflé.
Qui d’une rencontre d’amabilité,
Ne cesse de te souhaiter.
Chloé L
4 août 2008 à Tours
(tiré du recueil " Chloé L ( 2006-2008 )" de Chloé L)
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