extraits de son premier livre

Voici un endroit ou vous avez la possibilité de vous évader dans le premier recueil de poèsie de Chloé L.

Quelques extraits pour vous faire découvrir et aprécier la plume de cette gauchère.

 


  • ma morte

    Le 24/02/2009 à 11:51Commentaires (0)Ajouter un commentaire


    Sa maigreur maladive me redonne le sourire.
    Cette belle peau desséchée sur ce squelette animé ,
    Passage de la vie et berceuse de l’ennui.
    Cette teinte de vieillesse adoucit mes soucis,
    De ses grains de beauté apparaît sa santé.
    Son visage dénaturé m’observe et me rassure,
    De cette chose effroyable ,troublante qu’est la vie.
    De ses yeux trop bleus qui se referment peu,
    La mort et la douleur m’apportent sa chaleur.
    Ce buste sans tronc ,adossé à une poussette,
    Me rend gaie et joyeuse quand ce cadavre de plomb;
    De ses pattes d’araignée, enlace mon corps,
    Qui se laisse emporter dans ce piège éveillé.

    De ses doigts longs et si fins,ses caresses me plaisaient.
    Des bouts de ses doigts des ongles d’argile,
    M’avaient depuis bercée.
    Ses rides et ses marques de lames coupantes,
    Sur sa belle peau comblée de cicatrices,
    Témoignent de cette vie qui rejoignit la mienne,
    Quand cette splendide éraflure au niveau du ventre;
    S’est laissée voir il y a 16ans.
    Sa douleur et sa peur ne font que de me presser.

    Sa jambe si mince et son moignon si mignon,
    Bouffés par des escarres et le reste de la gangrène,
    Qui n’avait pas encore achevé son chef d’œuvre si pitoyable;
    Donnaient de la vie dans la chair de ses blessures,
    Et de la fraîcheur dans l’ouverture purulente;
    Du plus gros escarre bâti sur ce mort.
    Ses fatigues et ses pleurs me redonnent le sourire,
    Cette maladie gangreneuse me donne l’envie d’en rire.

    Arbre pourri et dernier vers blanc ,
    Qui se bat et se bat,pour vivre encore cela.
    Cocon d’un enfant fidèle à son nid,

    Boulet d’ aujourd’hui pour sa fille si précieuse;
    Réincarnant la vie ,laissant mourir cet arbre,
    Continue à prendre de l’age ,repoussant sa mère cul de jatte.
    De leurs vie elles ne sont plus libres,
    De cette fin elle n’en sortira pas.
    Jusqu’au jour où se voyant de trop,
    Cette mère partie comme une poussière
    Recouverte par la suite,oubliée par sa fille,
    Cette illumination de la mort redonne du goût à sa vie.
    Ainsi que l’idée ,que plus personne ne berce sa vie,
    Que sa mère est partie ,cet abandon qu’elle eût fait;
    Et le méprit qui l’envahit,
    La fait vomir de dégoût.

    Ce sourire trop ouvert,ces lèvres minces et séchées par le temps,
    Ce regard agonisant mais si beau et si tendre;
    De cette mère aimante et élégante qui n’est plus,
    Lui donne l’envie certaine et rassurante,
    De partir là où la fin de l’histoire ;
    Finit par être écrite.




    Chloé L
    2008 à Tours ( extrait du premier receuil " Chloé L (2006 - 2008)")

    par chloé
  • toi

    Le 04/11/2008 à 22:20Commentaires (0)Ajouter un commentaire

    Toi,
    L’homme que je vois
    Dans mes rêves à moi.
    Élégant, si horriblement beau,
    Tu me berces et ta façon de vivre
    Me nourrit d’un doux fardeau.

    Pourquoi es-tu passé,
    Pourquoi ne pas s’arrêter,
    Pourquoi ? Pour m’éloigner,
    Ou pour me laisser espérer ?
    Puisque je suis vivante et amoureuse,
    Ton corps si émoussé,
    Élégance éphémère,
    « A la tienne Etienne ».

    Coup de vent,
    Parole aphone.
    Je me penche te regardant,
    Mais la fatalité te sonne.
    Ne l’approche pas !
    Ne la frôle pas !
    Tu ne peux pas vivre avec cette démence là !
    Vois-tu son sourire ?
    Vois-tu ce qu’elle respire ?

    Cette voix monotone,
    Dont Etienne s’étonne.
    Lui que personne n’intrigue,
    Emplit de poésie et de prodigue.
    Il prit son vélo,
    S’envola, quel bel oiseau !

    L’oiseau bleu de mes rêves.
    L’homme que je vois,
    Dans mon cœur à moi.
    Les nuages couraient,
    Il les effleurait.

    Mollets musclés, mais que rêver ?
    Abrutie sois-tu, âme vêtue,
    D’un cuir luisant de diamants.
    Rejaillissant du plus profond de ses entrailles
    Sa joie de vivre et sa jouissance d’émail.
    D’un poison mortel,
    Vient l’amour baigné à l’irréel.

    Je suis triste car je dois rester neutre,
    Triste car je ne peux te le dire en face,
    Triste et mélancolique.
    Les yeux dans le vague,
    Les yeux sur l’écran.
    À taper sur le clavier,
    Mes sentiments souffrant de se dissimuler.
    J’ai mal au cœur,
    J’ai mal au ventre.
    Est-ce l’appréhension ou la déchéance ?

    Je suis triste et amoureuse.
    Amoureusement triste.
    Amoureusement souffrante,
    Vivante et amoureuse.
    Amoureuse d’une énergie qui ne fait que de bouger.
    Telle une âme rafistolée je me pris à imaginer,
    Un océan de vie et d‘ennui.
    Est-ce fini ?
    Impossible, puisque tu es là.
    Alors je prie pour ne pas succomber,
    De mon cœur essoufflé.
    Qui d’une rencontre d’amabilité,
    Ne cesse de te souhaiter.









    Chloé L
    4 août 2008 à Tours

    (tiré du recueil " Chloé L ( 2006-2008 )" de Chloé L)



     

    par chloé

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